titre Une lune avec ombre

Espace de création

Bande-annonce du
spectacle

PRÉAMBULE AUX ATELIERS

Avant le spectacle – Se préparer à la rencontre

Le plaisir du théâtre

Le spectacle s’adressant aux enfants de 3 à 6 ans, il s’agira pour plusieurs d’une première rencontre avec le théâtre. On sait combien les premières rencontres peuvent être déterminantes… Il importe donc que les enfants associent cette sortie toute spéciale à un moment de découverte et de plaisir, à une expérience unique, magique, où tous leurs sens seront mis à contribution.

Une lune entre deux maisons

● Quelques jours avant la sortie, annoncez aux enfants qu’ils iront bientôt au théâtre; si une affiche vous a été fournie, installez-la bien en évidence et attirez l’attention sur le titre du spectacle. Sinon téléchargez-la en cliquant sur ce lien.

● Regardez ensemble l’affiche et répétez le titre. « Qu’est-ce que le titre évoque pour vous ? Quand vous entendez le titre, quelles images viennent dans votre tête ? »

● Après avoir écouté les réponses des enfants, analysez l’affiche sans dire ce qui sera ou pas dans le spectacle. Laissez leur imagination s’emporter.

Lisez le résumé du spectacle pour mettre en branle leur imaginaire.

Si certains enfants ont déjà vu un spectacle de théâtre, invitez-les à partager leur expérience.

Résumé de la pièce

Plume est vive, bavarde, enjouée. Taciturne, elle, parle peu mais elle observe, elle écoute. Sa passion c’est la musique.

Leurs maisons sont voisines, mais tout semble les séparer. Il faudra la nuit, ses bruits hostiles, ses ombres inquiétantes pour qu’elles apprennent à se découvrir, à apprivoiser leurs différences et devenir amies.

Au fur et à mesure que la sortie approche, entretenez l’intérêt des enfants en abordant l’un ou l’autre des sujets suivants :

« C’est quoi, le théâtre ? »

C’est un lieu où l’on raconte des histoires…

● … les personnages de l’histoire seront devant vous…

● … comme si l’histoire que vous racontent vos parents le soir se déroulait sous vos yeux ! etc.

« C’est quoi, un théâtre ? »

Insistez sur le fait que les enfants seront dans une grande salle et qu’ils seront assis face à la scène sur des sièges. Rappelez que la lumière s’éteindra un peu dans la salle et que l’histoire prendra vie sur scène. Qu’ils seront en sécurité.

Les tout-petits sont toujours les explorateurs qui partent avec la certitude de découvrir et le sentiment que chaque découverte est un bonheur et une victoire. – Suzanne Lebeau

 

Les petits versent d’un état à l’autre de manière subite et spontanée : ils peuvent être dans un moment de joie profonde, puis basculer dans une peur panique. Ces changements d’humeur, appelons-les des ruptures ou des bascules, sont la plupart du temps liés à un événement concret qui vient bousculer le temps présent. L’acteur ou l’actrice qui interprète un enfant arrive à retrouver cette mobilité intérieure qui donne à voir et à sentir aux spectateurs l’énergie qui caractérise si bien l’enfance. – Marie-Eve Huot

Sensibilisez les enfants à l’importance de l’écoute : le public fait partie du spectacle parce que son écoute et ses réactions influencent le jeu des interprètes.

« Est-ce qu’il faut parler pendant la pièce de théâtre ? »

« Est-ce qu’il faut écouter l’histoire qu’on vous raconte ? »

« Il faudra ouvrir grand vos yeux et vos oreilles pour voir et entendre tout ce qu’il y aura à voir et à entendre… »

Après le spectacle – Prolonger le plaisir

Les enfants de trois à cinq ans prennent un grand plaisir à revoir des images qu’ils ont déjà vues, à réentendre des mots et des sons qu’ils ont déjà entendus et à revivre des émotions qu’ils ont déjà vécues. On peut leur raconter inlassablement la même histoire et ils apprécient beaucoup le fait de reconnaître un personnage, une situation, un thème musical.

Voici quelques propositions d’ateliers à faire en classe avec vos élèves, afin de prolonger l’expérience vécue pendant le spectacle.

ATELIER 1

POURQUOI ON OUVRE GRAND NOS OREILLES ?

L'univers des sons

Il y a beaucoup de silence dans le spectacle, mais il y a aussi de la musique, des bruits, des sons.

Aux éducatrices et aux enseignantes : L’univers sonore est très important pour les petits. Comme Taciturne, l’enfant de trois à cinq ans est un explorateur de sons. Il est très important de stimuler cette curiosité et d’entretenir ce sens de l’écoute par toutes les expériences possibles dans ce siècle où l’ouïe est le plus malmené de tous nos sens.

Comme Taciturne, l’enfant peut aussi s’initier à l’écoute et au maniement d’instruments très simples. Mais il nous semble plus pertinent encore de proposer aux enfants de cet âge des jeux d’exploration des sons.

Jouez au jeu des bruits de la nuit !

 

Créez le climat de la nuit par des sons. Les petits doivent essayer de se rappeler tous les bruits qu’on entend la nuit. Faites nommer aux enfants les bruits que l’on entend la nuit (criquet, vent, hibou, branche qui craque, voiture qui passe, pluie qui tombe, chat qui miaule, chien qui jappe, gens qui rient bruyamment sur le trottoir, etc.). Proposez aux enfants de fermer les yeux. Chaque enfant sera responsable d’un bruit de la nuit (plusieurs enfants peuvent avoir le même bruit). Faites-leur faire un petit orchestre des bruits de la nuit (ils peuvent y aller à leur rythme, chacun leur tour ou alors, vous pouvez leur toucher l’épaule pour désigner le droit de « parole ».

Quelques bruits de la nuit !

 

Les grillons

Les hiboux

Les loups

Les sirènes

Quelques bruits de ville et de campagne !

 

Les champs

Les voitures de la ville

Les oiseaux de la forêt

Les sirènes

Jouez au jeu des bruits de la campagne et de la ville !

 

Nous sommes à la ville : qu’est-ce qu’on entend ? (Vrombissement des voitures, les klaxons, les sirènes, les cris des enfants dans la cour d’école, etc.).
Nous sommes à la campagne : qu’est-ce que l’on entend ? (Le vent dans les feuilles, les animaux, etc.). Faites reproduire les sons par les enfants.

ATELIER 2

POURQUOI ON OUVRE GRAND NOS YEUX ?

Illustrez le jour et la nuit !

Aux éducatrices et aux enseignantes : L’enfant de trois à cinq ans commence à apprivoiser le monde des images. Il ne se contente plus de regarder, d’admirer et de reconnaître. Il commence à reproduire les images, à les faire parler et à comprendre le sens de celles qu’on appelle indice, signe, signal et symbole. Plume et Taciturne vivent dans un univers d’images que les petits peuvent facilement reconnaître et interpréter.

C'est le jour ou la nuit ?

● C’est le jour (ou c’est la nuit).  L’enfant peut essayer de trouver le plus grand nombre d’objets ou d’images qui nous disent que « c’est le jour » (ou que « c’est la nuit »).

● Il faut bien regarder ces images pour voir si elles ne disent pas autre chose que la consigne de base. Par exemple, le soleil dans le ciel nous dit que c’est le jour, mais il nous dit aussi qu’il fait beau.

● À partir de ces images que les enfants ont choisies, demandez-leur de se rappeler comment on se sent quand c’est la nuit, quand il y a un orage, quand c’est le jour et qu’il fait beau.

● On peut demander aux petits de se rappeler comment c’était hier, avant-hier : « Hier, est-ce que j’étais de bonne humeur, de mauvaise humeur ? » ; «  Hier, est-ce que j’avais peur ? »

● Puis, faites glisser la conversation vers les émotions : « Comment puis-je montrer que je suis de bonne humeur, de mauvaise humeur ? Que j’ai peur ? ».

ATELIER 3

POURQUOI ON S'OUVRE À LA NATURE ?

Le jour et la nuit :
jeux d’ombres et causerie !

Aux éducatrices et aux enseignantes : L’enfant de trois à cinq ans s’interroge constamment sur tout ce qu’il ou ce qu’elle voit. Il veut comprendre le pourquoi des choses. Les phénomènes naturels, entre autres, sont une source inépuisable de questions. L’enfant peut expérimenter certains phénomènes naturels, et facilement les reproduire.

Les jeux que nous vous proposons peuvent permettre à l’enfant de revivre certaines situations du texte ou d’expliquer ce qui a provoqué ces situations (par exemple, les ombres de Plume et de Taciturne pendant la nuit).

LES OMBRES

 

Fabriquez un castelet

 

Matériel requis : cartons, tiges ou bâtons en bois, papier adhésif, un bout de drap ou de tissus blanc, une lampe de poche.

 

● Reproduisez les dessins du modèle sur votre carton, ou bien téléchargez-le pour l’imprimer sur du papier assez épais. Vous pouvez aussi bien sûr créer vos propres modèles.
● Découpez les formes et collez-les à l’aide de ruban adhésif ou de colle sur des bâtonnets de bois ou des tiges de bois pour brochettes.
● Découpez un écran dans le tissus blanc.

Le castelet et les ombres

● Demandez à deux enfants de venir tenir la toile.
● Demandez à un enfant de venir tenir les pochoirs (soleil, nuage, tonnerre, pluie, oiseau).
● Éclairez les pochoirs avec la lampe de poche (voyez si c’est vous-même ou si ce sont les enfants qui éclairent les pochoirs pour créer les ombres).

Autres jeux avec les ombres

 

Par beau temps, à l’extérieur, lorsque le soleil est fort, on peut sortir pour observer son ombre et l’ombre des choses. Si on projette de l’ombre, c’est que l’on arrête la lumière. On peut aussi faire observer à l’enfant que par temps couvert, les ombres ne sont pas les mêmes.

 

Première activité

● Demandez aux enfants d’entourer à la craie l’ombre d’un autre enfant. L’éducateur peut le faire lui-même avec les plus jeunes. On peut compléter ce bonhomme en lui faisant des yeux, un nez, une bouche, en l’habillant. On peut aussi la découper.

 

Deuxième activité

● On peut s’amuser à poursuivre nos ombres, ou poursuivre l’ombre d’un ami en essayant de la piétiner.

Causerie sur le jour

Faites observer à l’enfant que le soleil éclaire et réchauffe ; il fait pousser les plantes et nous donne la lumière. Lorsqu’il fait soleil, c’est le jour. Le soleil amasse aussi la pluie dans les nuages.

Causerie sur la nuit

Quand le soleil va se coucher, c’est la lune qui le remplace. La lune aussi éclaire, mais elle ne réchauffe pas comme le soleil nous réchauffe. Lorsque la lune est là, c’est la nuit.

Activité

Pour les plus vieux, l’enseignante ou l’éducatrice peut tenter d’expliquer le mouvement de la terre, de la lune et du soleil. Avec une ampoule pour le soleil, la tête d’un enfant pour la terre et un ballon pour la lune (un ballon que l’enfant tient dans ses mains)

CRÉDITS

Idéation et animation : Ludger Côté et Marie-Eve Huot

Mise en page et mise en ligne : Ludger Côté

Merci à Diane Labrosse pour les sons de l’Atelier 1

Merci à Patrice Charbonneau-Brunel pour les illustrations de l’Atelier 2